Exercice pour sortir de la dependance affective : retrouver l’équilibre émotionnelExercice pour sortir de la dependance affective : retrouver l’équilibre émotionnel

Comprendre la dépendance affective : ce qu’on ne nous dit jamais

Vous est-il déjà arrivé de sentir que votre bonheur dépendait entièrement d’une autre personne ? D’attendre désespérément un message, un signe, un “je pense à toi”… quitte à vous sentir vidée quand il ne vient pas ? Si oui, vous n’êtes pas seule. La dépendance affective touche beaucoup plus de femmes qu’on ne le pense, souvent en silence, souvent dans la culpabilité.

Cette sensation d’être « trop » : trop investie, trop collante, trop émotive… Je la connais bien. Pendant longtemps, je croyais que c’était ça, aimer fort. En réalité, ce n’était pas de l’amour : c’était une quête de reconnaissance, un besoin de combler un vide intérieur. Et devinez quoi ? Le seul moyen durable de le combler, c’est en nous-même.

Ce que je vous propose ici, c’est une série d’exercices concrets pour commencer à sortir de cette dépendance affective, pas à pas. Avec douceur, bienveillance et lucidité. Allez, on commence ?

Identifier les schémas de dépendance

Première étape : mettre en lumière les comportements qui nous enferment. Car on ne peut pas changer ce qu’on ne voit pas.

Prenez un carnet et notez, sans filtre :

  • Ce que vous attendez des autres pour vous sentir bien (ex : être rassurée, être applaudie, être validée…)
  • Ce que vous ressentez quand ces attentes ne sont pas comblées (ex : colère, honte, tristesse…)
  • Vos réactions dans ces moments-là (ex : insister par message, pleurer, faire le silence, culpabiliser…)

Posez aussi cette question simple : « Qu’est-ce que je redoute, si cette personne s’éloigne ou disparaît ? » Les réponses font souvent surgir la racine du problème : peur de l’abandon, peur de ne pas être assez bien, peur de la solitude…

Nommer, c’est déjà commencer à libérer.

Revenir au corps : l’ancrage quotidien

Quand on dépend affectivement, on vit beaucoup dans la tête. Le mental tourne en boucle : « Pourquoi il ne répond pas ? », « Est-ce que je l’étouffe ? », « S’il m’aimait vraiment, il ferait… » Stop.

Une des clés les plus puissantes que j’ai découvertes, c’est de revenir au corps. Pourquoi ? Parce que le corps vit dans le présent, là où l’esprit papillonne entre regrets passés et peurs futures.

Voici un petit rituel simple de 10 minutes par jour :

  • Mettez un minuteur sur 10 minutes.
  • Allongez-vous sur un tapis (ou asseyez-vous si vous préférez).
  • Fermez les yeux et respirez profondément pendant quelques cycles.
  • Puis, scannez votre corps des pieds à la tête, lentement, en essayant de sentir chaque partie.

Cette pratique d’ancrage réduit l’anxiété, et permet de mieux identifier les émotions quand elles montent. Car souvent, on réagit sans même savoir ce qu’on ressent. Le corps sait, même quand la tête se perd.

Apprendre à se reparentaliser

La dépendance affective est souvent le reflet d’un manque émotionnel non comblé dans l’enfance. (Oui, même avec des parents aimants.) L’enfant qui n’a pas assez été validé apprend qu’il doit “faire quelque chose” pour mériter l’amour. Il devient adulte sans savoir s’aimer lui-même sans condition.

C’est là qu’entre en jeu la reparentalisation. L’idée ? Devenir, pour nous-même, ce parent bienveillant qui soutient, rassure et encourage sans attendre de performance.

Un petit exercice transformateur :

  • Trouvez une photo de vous enfant, entre 5 et 10 ans.
  • Regardez-la chaque matin et dites à voix haute (ou écrivez) des phrases comme :
  • « Tu n’as rien à prouver pour mériter l’amour. »
  • « Je suis là pour toi. »
  • « Tu es déjà digne. »

C’est un moment fort, parfois bouleversant. Mais avec le temps, ces mots réparent. Ils réparent les interstices invisibles laissés par l’amour conditionnel.

Cultiver l’indépendance émotionnelle

Indépendance ne veut pas dire indifférence. Ni froid, ni fermé. C’est un état dans lequel votre valeur ne fluctue plus au gré du regard des autres. Vous savez qui vous êtes, et l’amour des autres devient un plus, pas un besoin vital.

Voici quelques habitudes pour nourrir cette indépendance :

  • Commencez des projets rien que pour vous (céramique, yoga, voyage, formation…)
  • Offrez-vous de petites attentions chaque semaine (un bon repas, un massage, une soirée lecture…)
  • Notez chaque jour 3 choses dont vous êtes fière
  • Apprenez à dire non, même (et surtout) quand c’est inconfortable

Une femme émotionnellement autonome attire des relations saines : non parce qu’elle bluffe ou joue un rôle, mais parce qu’elle s’est choisie en premier.

Sortir du triangle de la victimisation

Dans la dépendance affective, on se retrouve souvent dans ce qu’on appelle le triangle de Karpman: Victime, Sauveur, Persécuteur.

Un exemple concret :

  • Vous vous sentez mal aimée (Victime)
  • Vous essayez de “sauver la relation” en faisant plus (Sauveur)
  • Vous craquez et reprochez à l’autre son manque d’implication (Persécuteur)

Et tout recommence. La seule manière d’en sortir, c’est d’adopter une posture d’adulte responsable de ses émotions. Et ça commence par se poser cette question en cas de tempête :

Qu’est-ce que je peux faire MAINTENANT pour me sécuriser moi-même ?

Parfois, c’est respirer. Parfois, c’est appeler une amie. Ou sortir marcher. En agissant, même petitement, vous reprenez votre pouvoir sur votre bien-être. Et dans ce pouvoir retrouvé, il n’y a plus de besoin de manipuler l’autre pour aller mieux.

Se créer un cercle de soutien

Non, vous n’êtes pas « faible ». Non, ce n’est pas honteux d’en parler. On a toutes, à un moment ou un autre, été touchées par cette fragilité du cœur. Et le fait de nommer les choses, de dire à une amie “je me rends compte que je m’oublie dans mes relations”, c’est déjà une étape immense.

Identifiez autour de vous :

  • Les personnes qui vous écoutent sans jugement
  • Celles qui vous redonnent confiance quand vous doutez
  • Celles avec qui vous pouvez être vulnérables, sans masque

Et si ce cercle n’existe pas (encore), créez-le ! Rejoignez un cercle de parole, suivez un accompagnement, commencez une thérapie. Il n’y a rien de plus précieux que de se sentir comprise et soutenue dans cette transformation.

L’essentiel : apprendre à s’aimer dans l’imperfection

Sortir de la dépendance affective, ce n’est pas devenir un roc inébranlable. C’est accepter qu’on soit parfois fragile, parfois en manque, parfois perdue… sans que ça dise quoi que ce soit sur notre valeur. C’est continuer à avancer, à apprendre, à s’ajuster. Avec patience.

Je vous le dis avec tout mon cœur de femme passée par là : on peut en sortir, vraiment. Il y aura encore des vagues, oui. Mais vous aurez appris à nager. Et chaque fois que vous choisirez de vous aimer un peu plus, un peu mieux, vous vous éloignerez de l’anxiété et vous vous rapprocherez de la paix.

Parce que l’amour le plus important dans cette histoire, c’est celui que vous allez vous offrir à vous-même.

Et vous, quelle est votre plus grande peur quand vous êtes en dépendance affective ? Parlons-en dans les commentaires, ou sur Instagram — je vous lis toujours avec attention 💛

By Lola